« Travailler avec méthode, c’est réussir ». Cette publication du Père IDE donne l’idée de ce que la planification est une étape indispensable à la réussite et à une bonne gestion du temps et des ressources. Dans cette perspective, Mgr Roger HOUNGBEDJI, Archevêque de Cotonou, après la prise de possession canonique du diocèse, a fait le choix de l’élaboration d’un Plan stratégique d’action pastorale (PSAP) comme un besoin d’évaluation, d’organisation et de programmation pastorale.

Ce choix n’est pas fortuit. Il est inspiré de la parabole de Jésus-Christ en Luc 14, 28-32. « Si l’un d’entre vous pense à se bâtir une tour, ne va-t-il pas d’abord s’asseoir pour calculer la dépense et voir s’il ira jusqu’au bout ?  Car s’il pose les fondations et n’est pas capable de terminer, tous ceux qui le verront se moqueront de lui : ‘Il a commencé à bâtir et il n’a pas été capable de terminer !’Si un roi part en guerre contre un autre roi, ne va-t-il pas d’abord s’asseoir et voir s’il peut avec 10 000 hommes affronter l’autre qui en amène 20 000 contre lui.   Sinon, quand l’autre est encore loin, il envoie une ambassade pour parler de paix. »[1]

En 2001, le Saint Pape Jean Paul II laissait entendre que l’Eglise de notre temps, ayant compris la nécessité de faire usage des moyens scientifiques modernes, pour mieux conduire les activités pastorales, suggère le plan stratégique comme un outil dont la pastorale pourrait tirer grand profit.

La Conférence Episcopale Régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO) a adopté le plan stratégique comme instrument de travail pour l’Evangélisation. Depuis 2001 au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, des diocèses et des communautés ecclésiales en font l’expérience.

 

[1] Lc 14, 28-32